Ivan Illich (1926-2002)

Pourquoi bavarder avec lui ?

Si comme nous vous n’aviez jamais entendu son nom avant d’avoir dépassé les 25 ans, il n’est pas trop tard pour dévorer l’oeuvre d’un des penseurs critique les plus enthousiasmant du XXème siècle (et si vous avez moins de 25 ans alors vous avez plus de chance que nous !).

Ivan Illich est peut-être aussi méconnu qu’il fut clairvoyant sur les évolutions les plus récentes du capitalisme. Après avoir été prêtre, sa trajectoire le mena à la théorie critique de la société industrielle, à l’écologie politique ainsi qu’à l’éducation libertaire notamment un créant le CIDOC au Mexique.

Nos lectures et extraits :

Une société sans école, 1970

Introduction

« A la recherche qui ne vise en fait que de nouvelles méthodes de « gavage », il faut opposer une autre recherche qui entreprenne de concevoir de véritables « réseaux de communications » à dessein éducatif, par lesquels seront accrues les chances de chacun de faire de chaque moment de son existence l’occasion de s’instruire, de partager, de s’entraider »

1. Pourquoi il faut en finir avec l’institution scolaire

« Je voudrais m’efforcer de montrer que cette confusion entretenue entre les institutions et les valeurs humaines, que le fait d’institutionnaliser ces valeurs nous engage sur une voie fatale. Nous allons inexorablement aussi bien vers la pollution du milieu physique que vers la ségrégation sociale, tandis que nous accable le sentiment de notre impuissance. »

« Tous considèrent que se soigner seul est un acte irresponsable, que d’acquérir seul son instruction représente un danger. Toute organisation communautaire qui ne serait pas subventionnée par ceux qui détiennent l’autorité leur semblera témoigner d’un esprit de rébellion, où ils y verront une entreprise subversive. Tous font confiance au traitement que seule l’institution peut entreprendre et, par conséquent, tout accomplissement personnel en marge de l’institution sera matière à suspicion. »

« Une société où les besoins fondamentaux de l’homme se transforme en demande de biens de consommation a tôt fait de mesurer la pauvreté selon certains étalons de comparaison que les technocrates peuvent modifier à volonté. Est « pauvre » celui qui ne parvient pas alors à satisfaire à certaines normes de la consommation obligatoire. »

« L’école s’approprie l’argent, les hommes et les bonnes volontés disponibles dans le domaine de l’éducation, et, jalouse de son monopole, s’efforce d’interdire aux autres institutions d’assumer des tâches éducatives. »

« Face à l’institution scolaire, la meilleure solution de remplacement semble être, par conséquent, une sorte de réseau de communications culturelles que tout le monde pourrait utiliser, afin que ceux qui s’intéressent à une question particulière puissent entrer en rapport avec d’autres personnes qui manifestent, pour l’heure, le même intérêt. »

« Rassembler un certain nombre de personnes sur un débat sur un « thème » donné, cela se fait dans des séminaires, des cours, des programmes d’études, où l’on suppose que les participants ont des « intérêts communs », alors que ces intérêts sont en quelque sorte « pré-emballés », que la réunion suppose la présence d’un meneur de jeu, qu’elle s’organise autour d’une personnalité qui, d’autorité, définit le point de départ et l’ordonnance du débat.
Se retrouver, par contre, pour parler d’un livre, d’un film, etc., sans autre explication que celle du titre ou de la référence, laisse à l’auteur la définition du langage particulier, des termes, du cadre, dans lesquels se trouve posé un problème donné, où un fait est énoncé. Par là, ceux qui acceptent ce point de départ disposent d’une possibilité d’identification mutuelle. »

« Pour changer une société scolarisée, on ne saurait se contenter de définir d’autres processus d’éducation soumis à des règles différentes. Cette volonté de changement implique, au contraire, une approche qui ne satisfasse pas à des règles, qui vise à une éducation où le fortuit, l’absence même de règles, aient leur rôle à jouer. »

« Imaginons plutôt que les hommes cessent de s’abriter derrière leurs diplômes et qu’ils aient le courage d’élever la voix et d’apporter leurs propres réponses et, par là, de s’assurer le contrôle des institutions auxquelles ils participent. Pour en arriver là, nous devons apprendre à nous rendre compte de la valeur sociale du travail et du loisir par les échanges éducatifs qu’ils permettent. Une participation véritable à la « vie politique », que ce soit dans la rue, sur le lieu de travail, dans une bibliothèque, dans un hôpital, demeure par conséquent le seul étalon de comparaison qui nous permette de mesurer la valeur des différentes institutions sur le plan de l’éducation. »

2. Phénoménologie de l’école

« C’est sorti de l’école, ou en dehors, que tout le monde apprend à vivre, apprend à parler, à penser, à aimer, à sentir, à jouer, à jurer, à se débrouiller, à travailler. Les enfants qui, jour et nuit, sont confiés à des maîtres, ne font pas exception à la règle : qu’ils soient orphelins, débiles mentaux, fils et filles d’enseignants, ils apprennent eux aussi la plus grande part de leur savoir en dehors du système éducatif que l’on avait si bien défini pour eux. »

3. Rite du progrès

« Et l’université moderne n’a pas su saisir sa chance d’être encore ce lieu de rencontres simples, à la fois autonome et quasi anarchiques, où l’on cherche, sans plan établi à l’avance, au milieu du bouillonnement des idées. Elle a choisi de gérer cette méthode de production de ce que l’on appelle « recherche » et « instruction ».

« Le système scolaire assume de nos jours cette triple fonction qui fut, au cours de l’histoire, l’apanage des églises dominatrices. Gardien du mythe de la société, il en institutionnalise les contradictions et il est le siège du rite qui, à la fois, reproduit et assourdit les dissonances entre ce mythe et la réalité. »

« Partout les enfants savent qu’ils ont des chances de gagner à la loterie nationale obligatoire de l’enseignement. Certes, elles ne sont pas égales, mais l’égalité supposée du critère international fait que, désormais, à leur pauvreté originelle s’ajoute le blâme que le laissé-pour-compte se décerne à lui-même. »

« Au cours de la dernière décennie, les investissements consacrés au système scolaire et à son équipement se sont élevés proportionnellement plus vite que ceux consacrés à la défense. Le désarmement ne ferait qu’accélérer cette tendance qui conduit à investir massivement dans l’industrie de l’éducation. L’école ouvre des perspectives illimitées à un gaspillage considéré comme légitime, tant que l’on ne s’apercevra pas de ses effets nocifs, et alors même que le prix des remèdes palliatifs sera en hausse constante. »

« Si nous choisissons de nous taire et d’accepter le postulat selon lequel le savoir est une marchandise qui, dans certaines conditions, doit être vendue de force au consommateur, nous sommes prêts à nous soumettre à la domination sans cesse plus pesante des gestionnaires totalitaires de l’information et aux funestes parodies d’école qu’ils nous préparent. »

« Tant que nous ne prendrons pas conscience du rite par lequel l’école forme l’homme condamné à la consommation du progrès, il nous est impossible de briser le cercle magique et de faire apparaitre une économie nouvelle. »

4. Analyse spectrale des institutions

« Les constructeurs automobiles, comme nous l’avons déjà remarqué, produisent simultanément des voitures et une demande. Du même coup, ils produisent la demande pour des voies à grande circulation, des autoroutes, des ouvrages d’art, des puits de pétrole… Autour de la voiture particulière se regroupe, en quelque sorte, un certain nombre d’institution de droite. Le produit de base est inséparable d’un ensemble de services ; le vendre, c’est convaincre la société d’acheter le tout. »

« Prisonnier de l’idéologie scolaire, l’être humain renonce à la responsabilité de sa propre croissance et, par cette abdication, l’école le conduit à une sorte de suicide intellectuel. »

« Le mot qu’Aristote utilisait pour fabriquer ou créer est poêsis, et celui qu’il employait pour faire-agir praxis. Lorsqu’une institution tend à se déplacer vers la droite, cela implique qu’elle est en voie d’être restructurée pour accroître sa capacité de « fabriquer », tandis que son déplacement vers la gauche signifie, au contraire, qu’elle sera mieux à même de permettre une action ou praxis. »

« Une économie fondée sur des biens durables représente précisément le contraire d’une économie fondée sur le vieillissement planifié. Certes, il faut restreindre la liste des biens disponibles ou la faire tout autre : ils doivent être d’une nature telle qu’ils donnent le plus de possibilité d’en « faire » quelque chose. Il faut que l’on puisse soi-même en grande partie les assembler, les réutiliser, les réparer. Dans cette perspective, il ne convient pas d’accroître les services produits par les institutions, mais bien plutôt de fournir un cadre institutionnel où, sans qu’ils y soient contraints, les hommes puissent constamment s’éduquer à l’action, à la participation et à la possibilité d’agir soi-même. »

5. Logique de l’absurde

« Même les critiques du système scolaire apparemment les plus révolutionnaires ne semblent pas disposés à renoncer à l’idée d’une obligation qu’ils ont à remplir envers la jeunesse, particulièrement à l’égard des enfants de condition pauvre. Il est de leur devoir de les conduire, que ce soit par l’amour ou la peur, à s’intégrer à une société qui réclame une spécialisation disciplinée, aussi bien de la part des producteurs que des consommateurs, et, en même temps, une fidélité inconditionnelle à l’idéologie de la croissance économique. […] Leur action est comparable à celle de nombreux mouvements de protestation qui poussent leurs membres à rechercher la justice sociale en réclamant à grands cris une progression du revenu national brut. »

« Tant que les rapports continueront d’être ceux d’un fournisseur et d’un consommateur, la recherche pédagogique ne conduira qu’à l’ « escalade ». […] Or, dans une perspective syntactique, nous pourrions concevoir, à l’opposé de cet entonnoir (à l’opposé du gavage), un réseau souple, un tissu vivant où chaque personne désireuse de s’instruire serait à même de trouver les contacts nécessaires, de participer à sa propre croissance. Cette conception se trouve pour l’heure, sur le plan conceptuel, au point aveugle de la recherche. »

« Le technocrate n’accorde de valeur à un milieu humain que si celui-ci lui permet une programmation plus efficace, c’est-à-dire la prévision des rapports et interactions entre l’homme et son environnement. Les possibilités que définit alors le planificateur doivent concorder avec les désirs de ceux qui sont soumis à son observation et que l’on appelle les bénéficiaires ! La définition de la liberté est, ce faisant, simplifiée : c’est le fait de pouvoir choisir dans une gamme de produits conditionnés. »

« Le seul fait de redécouvrir la surprise personnelle, plutôt que de se fier à des valeurs produites par les institutions, est capable d’ébranler l’ordre établi. »

6. Les réseaux du savoir

« Si l’on veut cesser de dépendre des écoles, ce n’est pas en investissant les ressources budgétaires dans un nouveau système destiné à « faire » apprendre que l’on y parviendra. Ce qu’il faut plutôt, c’est créer de nouveaux rapports entre l’homme et ce qui l’entoure qui soient sources d’éducation. »

« L’idée de scolarité dissimule un programme par lequel il s’agit d’initier le citoyen au mythe de l’efficacité bienveillante des bureaucraties éclairées par le savoir scientifique. Et, partout, l’élève en vient à croire qu’une production accrue est seule capable de conduire à une vie meilleure. Ainsi s’installe l’habitude de la consommation des biens et des services qui va à l’encontre de l’expression individuelle, qui aliène, qui conduit à reconnaître les classements et les hiérarchies imposées par les institutions. »

« Un programme politique qui ne reconnaît pas explicitement la nécessité d’une déscolarisation ne saurait être considéré comme révolutionnaire : ce n’est qu’appel démagogique, exigence d’avoir une quantité accrue de ce qui existe déjà. »

« Un véritable système éducatif devrait se proposer trois objectifs. A tous ceux qui veulent apprendre, il faut donner accès aux ressources existantes, et ce à n’importe quelle époque de leur existence. Il faut ensuite que ceux qui désirent partager leurs connaissances puissent rencontrer toute autre personne qui souhaite les acquérir. Enfin, il s’agit de permettre aux porteurs d’idées nouvelles, à ceux qui veulent affronter l’opinion publique, de se faire entendre. […] C’est la liberté universelle de parole, de réunion, d’information, qui a vertu éducative. »

« L’erreur, en fait, consiste à se demander : « Que faut-il que quelqu’un apprenne ? » La question serait plutôt : « Celui qui veut apprendre, de quoi doit-il disposer, avec qui doit-il se trouver en rapport ? » »

« En effet, les enfants nés à l’âge du plastique et des spécialistes ne parviennent plus à franchir certains obstacles qui s’opposent à la compréhension des produits de la technique moderne. D’une part, cela tient à la nature même de ces produits ; de l’autre, à celle des institutions. La façon dont on conçoit la production industrielle crée un monde de choses, dont on ne voit plus que l’apparence extérieure ; quant aux écoles, elles imposent à leurs élèves de vivre dans un domaine artificiel, où les objets sont retirés du milieu quotidien dans lequel ils ont leur sens véritable. »

« Le libre accès aux objets éducatifs demeurera impossible tant que les entreprises bénéficieront à la fois de la protection légale accordée aux activités privées et du pouvoir économique que leur confère leurs millions de clients, leurs milliers d’employés, d’actionnaires, de fournisseurs. »

« Si l’on réorganisait les usines et les bureaux de telle sorte qu’ils soient ouvert au public, que chacun puisse voir ce qui s’y fait, un grand pas vers l’éducation serait accompli. »

« Dans une société déscolarisée, les gens de métier ne seraient plus dissimulés derrière leurs diplômes, assurés que l’on ne mettra pas en doute leur compétence, puisqu’ils possèdent leur pédigrée universitaire ! Ils ne pourront plus former ces ententes profitables entre spécialistes qui se renvoient mutuellement leurs clients. »

« On pourrait, en fait, distinguer trois types de compétences éducatives : celle requise pour créer et faire fonctionner les réseaux dont nous avons parlé ; la seconde consisterait à guider les étudiants et parents dans l’utilisation de ces réseaux ; la troisième serait celle propre à aider les difficiles voyages d’exploration intellectuelle. »

7. Renaissance de l’homme épiméthéen

« L’homme contemporain veut aller plus loin : il s’efforce de créer le monde entier à son image. Il construit, planifie son environnement, puis il découvre que pour y parvenir il lui faut se refaire constamment, afin de s’insérer dans sa propre création. Et, de nos jours, nous voilà placés devant un fait inéluctable : l’enjeu de la partie, c’est la disparition de l’homme. »

« Le triomphe de l’hygiène devient l’idéal contemporain. Nous devrons vivre dans un monde aseptisé où tous les contacts entre les êtres humains, entre l’homme et son milieu, seront l’objet d’infaillibles prévisions et manipulations. »

« Comment le consommateur expérimenté croirait-il encore à la magie toute-puissante de la technique ? Ne sait-il pas que les ordinateurs se dérèglent, que les hôpitaux créent leurs maladies infectieuses, que prendre sa voiture va le jeter dans les embouteillages, que le téléphone fonctionne mal ! Il y a seulement dix ans, il paraissait raisonnable de croire à l’avènement d’une vie meilleure grâce aux progrès de la science. Maintenant les hommes de science font peur aux enfants ! »

« L’école est l’agence de publicité qui nous fait croire que nous avons besoin de la société telle qu’elle est. »

« Quelle est la valeur de l’homme institutionnalisé ? On ne lui demande que d’être un bon incinérateur ! Il est devenu, en quelque sorte, l’idole de ses œuvres. Il est la chaudière qui brûle les valeurs produites par ses outils. Et il n’existe aucune limite à sa voracité. Il vit dans la démesure, dans un idéal prométhéen porté à l’extrême. […] Il faut que l’espoir confiant et l’ironie classique (éirôneia) s’unissent pour dénoncer l’erreur prométhéenne. »

Appendice, Un choix à faire

« Si, pour ma part, je suis convaincu qu’il convient de mettre un terme au règne de l’école (issue que je crois d’ailleurs inéluctable), c’est qu’il me semble que cette disparition d’une conviction illusoire devrait nous remplir d’espérance. Mais je n’en suis pas moins conscient que parvenu à ce terme de l’ « ère scolaire », nous pourrions fort bien entrer dans une école totalitaire que seule l’appellation distinguerait de l’asile d’aliénés, voir d’un univers concentrationnaire où éducation, correction ajustement seraient finalement synonymes. Je crois, par conséquent, que le démantèlement de l’école nous force à voir au-delà de sa disparition imminente et nous contraint à faire face aux possibilités fondamentales de choix en matière d’éducation. Soit nous choisirons de travailler à la constitution d’un arsenal éducatif terrifiant, afin d’accroître la force de frappe d’un enseignement qui traite d’un monde sans cesse plus assombri, plus menaçant pour l’homme ; soit nous entreprendrons de mettre en place les conditions nécessaires à l’apparition d’une ère nouvelle où la technologie sera mise au service d’un société plus simple, plus transparente, de sorte que tous les hommes puissent découvrir ce qui les entoure et se servir des outils qui, aujourd’hui, façonnent leurs propres vies. »

Appendice, L’enseignement occulte des écoles

« En effet, un message s’inscrit, indélébile : seule la scolarité est capable de préparer à l’entrée dans la société. Par là, ce qui n’est pas enseigné à l’école se voit retirer toute valeur et, du même coup, ce que l’on apprend en dehors d’elle ne vaut pas la peine d’être connu ! Voilà ce que j’appelle l’enseignement occulte des écoles, et il définit les limites à l’intérieur desquelles s’effectuent les soi-disant changements de programme. »

Appendice, Les influences occultes sur un marché de l’éducation

« L’espèce la plus dangereuse parmi les réformateurs en matière d’éducation est celle qui entend démontrer que le savoir peut être produit et vendu de façon bien plus efficace sur un marché libre que sur celui contrôlé par l’école. »

« Partout dans le monde, le prix de revient de l’éducation des hommes à la société s’accroit plus rapidement que la production de l’économie dans son ensemble, tandis que de moins en moins d’hommes éprouvent le sentiment de se rendre raisonnablement utiles à la communauté. »

Appendice, L’école, instrument du progrès technocratique

« La survie d’une société dans laquelle les technocraties peuvent constamment redéfinir le bonheur de l’homme, assimilé à la consommation des produits les plus récents, dépend des institutions éducatives (depuis les écoles jusqu’aux agences publicitaires) qui transforment l’éducation en un moyen de contrôle social. »

Appendice, Une pauvreté librement consentie

« Les garanties constitutionnelles accordées à la liberté de parole, de presse, de réunion, visaient à assurer l’avènement du gouvernement par le peuple. L’électronique moderne, les presses offset, les ordinateurs, les téléphones pourraient représenter un équipement capable de donner un sens entièrement nouveau à ces libertés. Malheureusement, toutes ces conquêtes techniques sont utilisées pour accroître le pouvoir des banquiers de la connaissance, au lieu de servir à tisser les véritables réseaux qui fourniraient des chances égales de rencontre à la majorité des êtres humains. »

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